La polémique inutile et pitoyable de Ségolène Royal
La libération d'Ingrid Betancourt est un soulagement et les images vues à la télévision témoignent de l'intensité des retrouvailles de l'ex-otage avec sa famille.
La seule fausse note de ces derniers jours nous arrive de madame Royal qui a déclaré que Nicolas Sarkozy n'était absolument pour rien dans la libération des otages et qu'il voulait récupérer politiquement la libération d'Ingrid Betancourt. Pauvre madame Royal...
Première remarque : jamais le Président de la République n'a dit que la Franco-colombienne avait été libérée grâce à lui.
Deuxième remarque : Nicolas Sarkozy avait fait de ce dossier (avec les infirmières bulgares) une priorité absolue. Qui peut prétendre le contraire ? Le soir même de son élection, dans son premier discours de Président, il avait évoqué Ingrid. Il s'est battu, a activé toutes les pistes, a lancé des appels aux FARC, a soutenu la famille, a envoyé des émissaires dans la jungle...
Troisième remarque : qui peut dire avec certitude (à part madame Royal et sa mauvaise foi) que l'activisme de Nicolas Sarkozy n'est pour rien dans cet heureux dénouement ? Même si dans cette opération précise, la France n'a rien fait de particulier, son implication a sans aucun doute contribué à mobiliser le Président Uribe.
Quatrième remarque : le soutien sans faille de la France, des comités de soutien, de Nicolas Sarkozy arrivaient aux oreilles d'Ingrid Betancourt et lui donnaient la force de tenir dans cet enfer.
En réalité, Ségolène Royal est en campagne pour le congrès du PS et il semble bien qu'elle ait du mal à mobiliser. Cela doit la rendre un peu nerveuse et la pousse à tenir des propos incohérents.
Jack Lang a d'ailleurs réagit aux propos de l'ex candidate en disant que vouloir «minimiser le rôle de Nicolas Sarkozy dans la libération d'Ingrid Betancourt relevait d'une rare mesquinerie et d'un manque d'élégance morale». « Pour avoir personnellement participé à l'Elysée, en décembre dernier, à une rencontre entre le président Sarkozy et le président Chavez, je peux témoigner que le président français n'a pas ménagé sa peine pour arracher Ingrid Betancourt à ses geôliers ».
C'est clair, non ?
Article à lire ici : Le Figaro
Flavien Neuvy








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